Mercredi 23 novembre 2011

Aujourd’hui à L’Youte, intervention de Florent Boix, ancien Cartésien en InfoCom et désormais coordinateur – chef de projet On Line chez Universal Music. Une rencontre qui nous a permis, mélomanes ou non, de mieux comprendre le marché de la musique et les métiers qui s’y mêlent.

Pour ceux qui l’on raté, We Youte est là pour en parler !

 

Florent n’a pas encore la trentaine, mais déjà une expérience bien hétéroclite dans le secteur musical. Peut-être parce-que le virus l’a piqué tôt, et que dès son Bac+3 en poche (DUT InfoCom puis Licence –un peu- à l’arrache), il fonce tester ses capacités à coups de stages. Car il l’explique, pour être accepté sur certains postes, mieux vaut mettre en valeur ses compétences et ses secteurs de prédilection qui font votre force. Par exemple, je suis callée en pop-rock, vachement sociable et l’organisation, ça me connaît ! (exemple fictif, certes).

Des stages, il tire expériences et contacts. Et la bonne embauche, il y a 7 ans. Il commence dans la Promotion chez Universal, puis bascule en Marketing, passe dans l’Artistiquele Web, et commence à s’intéresser à l’image, d’où est né son site offTVMulti-expérimenté : le bon plan ! Enchaîner les postes est enrichissant pour votre capital travail, mais c’est surtout l’occasion de s’armer d’une vision panoramique du secteur, pour mieux le maîtriser. Et pourquoi ne pas étoffer cela avec une activité parallèle, qui aguerrit votre sens des responsabilités – à l’image de Florent, qui a créé son label indépendant -.

Néanmoins, attention aux belles illusions. Que ce soit chez Universal ou dans un autre label moins important, on a tendance à croire que les artistes que l’on suit en promo, merchandising, tournage de clips & autres, deviennent nos potes. C’est pas vraiment ça. Le professionnalisme est de rigueur, & les goûts musicaux sont mis à l’écart : je suis pas fan de Vitaa ou de Colonel Reyel, mais apparemment, ça existe, et à moi de vendre leurs disques. Ou dans le même genre, Oui, Selah Sue est sur scène, mais moi je suis à l’entrée de l’Olympia, j’attends les journalistes.

Autres leurres – ça va malheureusement en calmer quelques uns – : c’est une branche qui paye assez mal. Et pour cause, Florent précise qu’il commence tout juste à gagner un peu plus que le SMIC. Pendant qu’on y est, un mot sur les horaires : freestyle. Grosse commande = toujours respecter les délais = petite nuit.

Vous êtes toujours motivés ? Allez, on se console en se disant qu’il y a quand même des avantages sympathiques. On passe sur le fait que tout le monde n’a pas la chance de se lever sans avoir l’impression d’aller au boulot (Ce matin ? Je vais vivre de ma passion. Ah et puis je brunch avec Jamiroquai), mais notez les centaines de disques que vous ramenez à la maison, les concerts à la pelle en backstage, et –restons pro-, une possibilité de mobilité professionnelle assez importante, pour ceux qui, comme nous, ne se voient pas rester derrière le même bureau éternellement.

Un grand merci à Florent Boix.

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à vous tourner vers l’équipe (FAY/Commentaire/Mail, faites-vous plaisir), on a des réponses en réserve !

Amicalement Youte, Ad’L.