A l’heure où la 3D et les effets spéciaux envahissent le monde du cinéma, le film « The Artist » réussit le tour de force de s’imposer comme un véritable chef-d’œuvre, avec une grande simplicité et une réelle émotion. Film muet, en noir et blanc, «The Artist » nous transporte dans une autre époque, nous offre un moment d’évasion tout en subtilité, légèreté et émotion.

Ce film est un hommage du cinéaste français Michel Haznavicius au cinéma muet américain. Il nous fait partager une belle nostalgie et remet au goût du jour un cinéma tombé dans l’oubli, pourtant particulièrement intense et riche en émotions.

L’histoire se déroule à Hollywood en 1927, une époque où le cinéma muet fait fureur. Jean Dujardin, alias Georges Valentin, est une véritable vedette et tout lui sourit : la gloire, le succès, l’argent. L’arrivée des films parlants va bouleverser sa vie et sa carrière, il est écarté du devant de la scène et sombre dans l’oubli. Bérénice Béjot, alias Peppy Miller, est une jeune figurante qui va connaître un immense succès et devenir une véritable star. Ce film raconte avec humour, émotion, sensibilité et intensité l’histoire de ces deux destins croisés, de leur amour qui rencontre de nombreux obstacles.

Ce film a connu un très grand succès en France : dès la première semaine suivant sa sortie en salles le 12 octobre 2011, « The Artist » a fait 443 269 entrées, une réelle performance.

Cependant, bien que très applaudi et remarqué en France, c’est aux Etats-Unis que « The Artist » a véritablement été récompensé. En effet, ce long-métrage audacieux a reçu le 29 novembre dernier le prix du meilleur film de l’année, décerné par le New-York Film Critics Circle, une association regroupant une trentaine de journalistes culture.

Ce film français, plein d’audace et de talent, a su toucher et marquer les esprits. Optimiste et joyeux, ce long-métrage célèbre avec émotion le cinéma muet américain, et lui rend un merveilleux hommage.

 

Solène.