En ce milieu de semaine, ça chauffe au gouvernement. On sait qu’Europe Ecologie Les Verts sont favorables à la dépénalisation du cannabis, mais on sait aussi que, faisant parti de la majorité présidentielle et même du gouvernement, il s’étaient docilement pliés à la politique de Jean-Marc Ayrault en la matière suite au « recadrage » dont avait fait l’objet la ministre écologiste Cécile Duflot en juin.

Caricature d’Olivier Ranson pour Le Parisien

Cette fois-ci, la menace vient d’ ailleurs, le volubile ministre de l’éducation Vincent Peillon (PS) relance l’idée d’un débat national autour de cette question. Selon l’IFOP, 70% des français se disent opposé à un changement de législation en ce qui concerne le cannabis mais pourtant près de 14 millions d’entre eux en ont déjà consommés. Un paradoxe symptomatique d’un véritable débat de société.

Selon les défenseurs de la dépénalisation, le manque a gagné est énorme. En effet, le cannabis est un marché qui représente 850 millions d’euros par an, mais au-delà de l’aspect économique, l’idée est de supprimer tout un pan du trafic de stupéfiant dans le pays. Plusieurs rapports vont en effet dans ce sens, allant jusqu’à parler d’une « politique de prohibition ayant échouée ». c’est le cas du rapport publié le 15 octobre par l’UKDPG.

D’un autre côté, dans une France où depuis la loi Evin de 1991 qui encadre la consommation des « drogues légales » à savoir le tabac et l’alcool et où toutes les politiques en la matière sont dissuasives, dépénaliser le cannabis ne serait-il pas un paradoxe supplémentaire ?

Si le débat reste ouvert et que chacun se fera sa propre opinion sur la question, fait rarissime (assez pour le signaler) le gouvernement et l’opposition s’entendent sur la question : NON A LA DEPENALISATION.

Lyly