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novembre 2012

Chronique Booba « Futur »

Pour vous donner une idée de ce que je vais pouvoir faire dans les lignes qui suivent, voici ce que j’écoute habituellement :

Voilà j’ai déjà perdu les 2/3 des lecteurs. Bref, tout ça pour vous dire que quand je m’attaque à B2O, j’rigole pas moi. Il veut du hardcore, on va donner dans le hardcore.

Je m’adresse à vous petits bobos ayant redécouvert le hip-hop avec les derniers sons de Tyler The Creator ou encore parce que Projet X « il a une B.O louuuuuuuuurde » et que « The Next Episode » de Dre & Snoop elle est trop « daaaaaar’ ». En gros, vous êtes de fins connaisseurs du monde du rap aujourd’hui. Parmi vous il y en a qui kiffe le rap conscient genre Médine, Youssoupha et dans une moindre mesure Orelsan. D’autre c’est le coté ricain d’la chose qui vous excite. Grosses instrus, grosses voitures, gros seins. Eh bien, notre petit ourson verse plutôt dans la deuxième phase. Ne cherchez pas une seule dose de sentiment ou de revendication dans « Futur ». Les bails sont posés, B2O n’est pas là pour prouver quoique ce soit.

Cet album c’est 1h d’egotrip. Cette pratique tellement répandue dans le rap. Tout un art. Résultat, Booba est typiquement le mec qu’on adore détester. Sauf que le mec a deux, voir trois longueurs d’avances sur les rappeurs çé-fran d’aujourd’hui. Et c’est bien parce que je suis plutôt étranger au milieu que j’avance cette punchline. Il faut juste capter que notre ami venant des quartiers chauds de Pont de Sèvres (areummh…) veut être numéro 1(0), sait qu’il est numéro 1 et sait qu’il le sera encore longtemps. Son concurrent le plus sérieux ? La Fouine qui vient de taper le feat. trop hardcore avec… avec… avec… Patrick Brueeeeeeeeeeel. Trop vénère le mec.

Bref, aujourd’hui le rap français se divise en 3 scènes majeures pas forcément en rapport les unes avec les autres. D’un coté, Booba qui fait dans l’argent sale, les meufs, les voitures et les feat. avec Rick Ross. D’un autre coté, les rappeurs plus instruits que ta mère qui te font des dissertes sur le Coran ou encore sur le malaise de la jeunesse moyenne française (si toi aussi « Etoiles Invisibles » d’Orelsan est une référence « Passe ta chatte au rouleau »). Et enfin, la troisième scène qui tente à verser du coté de Saddam des Hauts de Seine mais qui se fourvoie complétement en s’accoquinant avec le pire du mainstream français. Concrètement, si aujourd’hui on se retrouve avec des affiches géantes de Sinik dans le métro, c’est juste parce que le garçon mesure prêt de 2 mètres.

Sinon « Futur » musicalement ça nous dit quoi ? Album paradoxal. Les instrus sont tellement lourdes, la prod’ est tellement travaillée et dingue que le niveau des lyrics, on finit par s’en balancer. Hormis quelques OVNI, on a l’impression d’écouter 13 fois la même chanson certes. Mais quelques perles agrémentent le tout pour faire en sorte de mettre une claque à n’importe qui jetterait une oreille sur cet album. Amateur de hip-hop américain, le feat. avec 2 Chainz est une merveille. Booba élève le niveau et son confrère ricain explose le tout avec son couplet. Définitivement, Booba et 2 Chainz « C’est la vie » ! A coté de cette tuerie, Rick Ross fait pâle figure. Mais bon, c’est toujours mieux que Patrick Bruel me direz vous. Sinon, depuis Autopsie Vol.4, B2O a appris à se servir d’un vocodeur. Et paradoxalement, « Jimmy » et surtout « Tombé pour elle » sont les meilleurs textes de l’album. Bawai parce que notre ami tatoué quand il s’excite un peu, il réussit à pondre des classiques.

Pour finir je dirais que Booba n’égalera jamais « Panthéon » et c’est normal, car l’homme a changé de registre. Comment écrire « Si j’atteins l’argent ou l’bronze c’est que l’or m’aura échappé/ Alors j’serai de ceux qu’il faudra mettre en zonz’ » quand on est aujourd’hui le rappeur français numéro 1 et que son trône n’est pas prêt d’être attaqué ?

Nathan

Y-a-t-il encore un capitaine dans le navire ?

C’est le feuilleton du moment, bien plus suivi que Plus belle la Vie : l’élection du président de l’UMP. Allez, petite rétrospective à votre intention pour vous permettre une meilleure compréhension de cette semaine de rebondissements intenses, frisants parfois (souvent) le ridicule.

Dimanche 18 Novembre : les militants UMP sont appelés à aller voter pour leur futur président après des mois de campagne. Jean-François Copé et François Fillon n’ont, en effet, eu de cesse de se « taper sur la gueule » à coup de petites phrases, de faire la course aux soutiens au sein du parti et de lancer des polémiques retentissantes. Qui a oublié le petit français de Jean-François Copé à qui l’on vole son pain au chocolat ? Alors qu’on croit que le point final approche, c’est en fait le début des ennuis. Et oui, l’UMP se retrouve avec deux présidents autoproclamés. Alors qui croire ?

Lundi 19 Novembre : Patrice Gélard a la pression, en tant que président de la COCOE (commission de contrôle des élections) – COCOE c’est plutôt comique déjà comme nom- c’est à lui que revient la charge de recompter les voix et de désigner le vainqueur. C’est finalement Jean-François Copé qui est élu, enfin pour l’instant, parce que le camp Fillon ne semble pas près d’abandonner la bataille.Image

Mardi 20 Novembre : La fracture à l’UMP semble se creuser davantage avec la proposition de Jean-François Copé de faire de François Fillon son vice président. Pour les Fillionistes, ça sonne plus comme une bonne grosse blague plutôt que comme une proposition sérieuse. La France retient son souffle… ou pas. Les militants, eux, commencent sérieusement à s’agacer, au point que sur les réseaux sociaux les photos représentant une carte de militant UMP découpée pullulent et que l’UDI parle de 4000 nouvelles adhésions en trois jours. Les rats quittent le navire.

Mercredi 21 Novembre : Nouveau rebondissement (je vous avais dit que c’était digne d’une bonne série américaine), des votes auraient été oubliés dans les départements de Mayotte, Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna. Sauf que tout ça, c’est un peu embêtant pour Jean-François Copé parce que cela remettrait en cause sa victoire. Festival de phrases chocs, chacun y va de son petit commentaire.

Jeudi 22 Novembre : Jean-François Copé propose de saisir la commission nationale des recours (allez pour le plaisir en sigle ça donne CONAR, délicieux nom n’est-ce pas ?). Et voilà qu’au milieu de cette grosse pagaille, le nom d’Alain Juppé émerge comme un possible médiateur. Ouf, l’UMP est peut-être sauvée ! Hallelujah !

Vendredi 23 Novembre : Alain Juppé ne souhaitant pas devenir le dindon de la farce fixe des conditions précises à sa médiation. Les deux principaux concernés acceptent. Alors faut-il croire à une sortie de crise ? Pas si sûr…Et puis honnêtement, ça commence à bien faire.

Samedi 24 Novembre : La rencontre entre les deux rivaux et Alain Juppé étant fixée à dimanche, l’avenir de l’UMP est incertain. On n’hésite plus à dire qu’une scission de l’UMP est possible. Les autres partis de droite jubilent devant cette crise qui remue le principal parti d’opposition ; l’UMP, elle, reste crispée et tente de rassurer en vain… Oui, il y a toujours un moment dans les séries américaines où le spectateur n’est plus dupe. Pitié que la coupure pub arrive !

Dimanche 25 Novembre : Après une semaine de scénario improbable, tout ce que l’on voudrait c’est que ça prenne fin, mais non ! Le suspens va durer car la médiation d’Alain Juppé échoue. Et bien sûr, une fois n’est pas coutume, Jean-François Copé et François Fillon se rejettent mutuellement la responsabilité de cet échec.

Lundi 26 Novembre : Alors là, on ne rigole plus, alors que la commission des recours (qui n’est plus composée que de Coppéistes suite au départ des proches de Fillion la jugeant partiale) annonce à nouveau la victoire de Jean-François Coppé. François Fillion, pas prêt à se laisser faire reste déterminé à aller en justice. Les élus et les militants UMP se mobilisent à l’appel de NKM en faveur d’un nouveau scrutin dans une pétition. Bref vous l’avez compris, tout ça n’est pas prêt de s’arrêter.

Alors voilà, au moins maintenant, vous pourrez suivre les prochains épisodes en toute connaissance de cause… Ne me remerciez pas.

Lyly

Les Cartésiens au boulot !

L’hiver approche et les dépenses s’alourdissent ! Plus qu’un petit plaisir matérialiste, renouveler sa garde-robe devient un nécessité.

Si les plus chanceux d’entre nous bénéficient du soutien de généreux mécènes, nombre d’étudiants doivent sacrifier une partie de leurs vie sociale dans cette forme d’esclavage contemporain communément appelé « travail ». Mourir de froid ou de fatigue, il faut choisir ! D’après les chiffres, le choix reste difficile.

Les statistiques nationales c’est bien beau mais ici à Paris, près de chez nous, on en est où ? Alors on est allé à votre rencontre dans l’IUT, parcourant les étages notre caméra à la main, avec une question : et vous, avez-vous un job étudiant ? Si oui, lequel ? Sinon, pourquoi ?

 

La rédac’ reviendra plusieurs fois sur les jobs étudiants dans les semaines qui suivent, ouvrez bien les yeux 😉

Julia

NDLR : Merci à Agathe, Marie, Adrick, Henri et Thomas pour leurs participation.

Windows 8, un nouvel OS au banc d’essai

Sorti le 26 Octobre 2012, cela fait déjà un mois que le tout dernier OS de Microsoft fait son petit chemin parmi nos ordinateurs, tablettes et portables. Windows 8 cherche à donner un souffle de renouveau et par là : concurrencer Mac, iOS, Android, etc.

Néanmoins, loin d’être le messie tant attendu, seulement 1% des internautes naviguent sur le Web avec un OS Windows 8. De plus, qui d’entre vous est sous Windows 8 ou a pu voir cet OS en marche ? Pas grand monde au final.

Alors, comment expliquer ce lancement si discret ?

Beaucoup de choses en fait. Dans les grandes lignes, l’OS a été optimisé pour les tablettes et smartphones avec leurs écrans tactiles. Ainsi pour la version PC : au revoir le menu Démarrer, bonjour l’interface Modern UI (et non pas Metro) !

Des changements radicaux qui font que l’ensemble est moins user-friendly que prévu. Aucune aide ou tutoriel pour appréhender cette nouvelle interface, deux milliards de nouveaux raccourcis clavier (franchement, vous les retenez tous ?), aucune réelle intégration de ce qui reste du « bureau » dans Modern UI, et des choses qui sont bien plus complexes à atteindre : il faut au moins 3 clics pour éteindre l’ordinateur, le panneau de configuration n’est plus trouvable sauf via une recherche, etc.

Et bien : « Débrouillez-vous », dixit Microsoft. Merci du conseil !

(Aperçu du « Bureau » sous Windows 8 – Source : Un de mes PC)

C’est pour aussi ces raisons que les entreprises sont plutôt frileuses à l’idée de changer leur parc informatique. Rien n’a été réellement pensé pour le travail. De plus, Windows 7 est bien comme il faut, tout le monde sait l’utiliser, pas de formations à payer, et puis… y’a un menu Démarrer mer*e !

Microsoft s’évertue à créer un système unifié entre nos différents écrans (pc, tablettes, portables, etc) mais le succès n’est pas au rendez-vous. Et pire encore, en voulant trop se calquer sur le marché grandissant des tablettes, Windows 8 finit par oublier les attentes des ses utilisateurs PC et c’est bien dommage.

Attention ! Une chose importante à clarifier : Windows 8 n’est pas moins bon que Windows 7. Dans le fond, il est plus performant, beaucoup de choses ont été optimisées dans l’exploitation de la machine, mais cependant il n’est pas adapté à tous les supports, ni à toutes les personnes…

Zure

Hey, pour ceux qui sont un peu geek sur les bords, j’élèverai ma voix de temps en temps pour parler de trucs qui nous concernent. Mais chut !

Il est de ces adresses qu’on garderait volontiers secrètes…

A l’IUT time, on est comme vous : on est des étudiants fauchés (par définition) et surtout, lorsqu’on termine les cours on a qu’une envie c’est de s’amuser. Vous vous êtes toujours dit que les deux n’étaient pas compatibles ? Eh bien, aujourd’hui je vous apporte enfin la réponse que vous rêviez d’entendre : FAUX

Le bar en question, celui qui répond à toutes nos exigences c’est l’Espit Chupitos. Comme son nom l’indique, le concept arrive tout droit d’Espagne. Situé dans le 11ème arrondissement de Paris, c’est un bar à shot original, mystérieux, convivial et distrayant. Bref, la recette de la soirée réussie sans trop s’alléger le porte-monnaie.

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Pour trouver ce petit trésor, il vaut mieux être paré : un GPS, un plan du métro Parisien et un sens de l’observation accru ne seront pas de trop. Pour tout vous dire vous risquez même de passer devant sans le voir. Quelques mètres carrés suffisent à attirer une clientèle chaque jour plus nombreuse. Alors un petit conseil pour ne pas le manquer : La porte est tenue par un vigile depuis quelque temps pour éviter les dérives liées au bruit et sans vous mentir, à l’alcool.

A peine rentré dans ce lieu sacré, les vapeurs d’alcool, les odeurs d’épices et la musique nous enivrent. Chacun essaye de se faufiler au plus près du bar pour y commander sa boisson. Parlons-en justement des boissons… L’Espit chupitos nous offre un choix de dizaines de cocktails aux noms tous plus intriguants les uns que les autres. Pourtant, vous ne saurez jamais ce qu’il y a dedans … Il en va de même pour les 600 shots dont le secret des recettes est aussi bien gardé par les barmen que celle du coca cola ou du Nutella. Chaque boisson est préparée à la commande, sous vos yeux alors attendez-vous à un véritable spectacle. Dans ce bar, la préparation des shots est un véritable art. Des centaines de gadgets, de sucreries mais aussi d’épices sont mis à l’honneur. Les flammes se déploient juste là, sous nos yeux ! Pour certaines recettes, nous prenons même part à une mise en scène. Bref, c’est grandiose et souvent, c’est les yeux ébahis, titubant et hilare que l’on ressort de ce temple Espagnol.

Rassurez-vous tout de même, si vous n’êtes pas un habitué, les charmants serveurs (eux aussi venus tous droit du pays de la corrida) peuvent vous conseiller sur le choix d’une boisson. Ils vous concocteront un breuvage qui s’accordera avec vos goûts donc n’hésitez par à leur faire part de vos envies. Et le top du top c’est qu’ils le font toujours avec le sourire !

Niveau prix, il vous faudra compter 12 euros pour un litre de cocktail, 8 euros pour un demi-litre et 2,50 euros pour un « chupito » ! Je vous assure qu’il serait totalement inconscient de ressortir de ce bar sans avoir goûté les deux shots incontournables : la Torche et le Lorenzo. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise. Question cocktail, cela dépend vraiment des goûts mais je vous conseille de prendre directement 1 litre, quitte à le partager à plusieurs car c’est plus rentable. Pour ceux qui aiment le citron, on fonce sur le Bayern et pour de la grenadine associée au kiwi ce sera l’Ascenseur. Plutôt envie de noix de coco-grenadine-melon ? Demandez un Sex on the Beach.

L’abus d’alcool étant dangereux pour la santé blablabla je vous recommande tout de même de ne pas oublier d’inviter Modération et Sam à vos petites sauteries.

Vous trouverez l’Espit Chupitos au 117 rue Saint-Maur 75011 Paris (Metro ligne 3: Parmentier). Il est ouvert du LUNDI au SAMEDI de 17h à 02h. Le bar étant victime de son succès, je vous conseille d’éviter la foule ahurissante du samedi. Pour plus d’informations on peut aller faire un petit tour sur le site: http://www.espitchupitos.com/paris/, comme ça on révise ses cours d’Espagnol au passage.

Les filles, il ne vous restera plus qu’à travailler votre accent pour vous mettre les serveurs dans la poche, bien qu’ils sachent parler français, à ce qu’il parait…

Julia

Shop til you drop !

Depuis fin octobre, un phénomène fleurit dans les villes. Les enseignes se couvrent d’ornements émeraude et rubis, les éclairages se propagent à une vitesse fulgurante. Je vous le donne en mille : Noël ! Pas le noël où on se réunit en famille pour manger de la dinde … Le noël commercial, pur et dur, la consommation de masse à son apogée. C’est la période où le commun des mortels débute ses petites emplettes, et je suis persuadée que certains d’entre vous en font partie. Si ce n’est pas le cas, vous pensez sûrement déjà aux futurs cadeaux que vous allez vous offrir.

C’est là où Black Friday intervient ! Non, non, je ne parle pas d’un groupe de hardrock ou d’une journée de commémoration solennel. Ce serait même tout le contraire ! Black Friday est le vendredi de soldes qui succède au jeudi de Thanksgiving dans les pays du Commonwealth, principalement aux Etats-Unis. L’évènement lance les prémices de la saison des achats de fin d’année où les magasins ouvrent très tôt et offrent des promotions tout à fait alléchantes. Des tentes sont d’ailleurs souvent installées devant les échoppes par des acheteurs à l’affut.

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Les revers de la médaille sont multiples : queues interminables, ruptures de stock, incidents en tout genre, et même des tragédies … En effet, un vendeur est décédé, écrasé par une foule euphorique en 2008.

Ca refroidit vite, n’est-ce pas ? Mais ne vous en faites pas ! Black Friday est également disponible sur Internet. C’est vrai qu’entre la ruée ver l’or et un chocolat chaud devant l’ordinateur, le choix est vite fait ! Alors laissons les américains digérer leur dinde en faisant la queue des heures durant, et régalons-nous sur la toile, dans la chaleur analgésique de notre appartement (ou maison, pour les plus chanceux). Nous avons constitué une petite liste de sites qui participent aux Black Friday Deals:

  • Kohl’s (Vêtements, chaussures, produits de beauté, haut-parleurs),
  • Amazon (Vous y trouverez tout et n’importe quoi),
  • The Body Shop (3 articles pour 30$),
  • Target (High-tech, jouets, équipements ménagers),
  • Sam’s club (High-tech, équipements automobiles, meubles).

Et pour ceux qui auraient une idée précise de ce qu’ils convoitent, voici également une liste thématique :

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« Acheter est bien plus américain que penser. » – Andy Warhol.

Dans l’absolu, tous les magasins américains ou implantés aux Etats-Unis proposent des réductions sur leurs sites, il suffit de chercher. Certains d’entre eux ne proposeront des promotions que demain, et il se peut qu’il y ait rapidement des ruptures de stock ? Pas de panique ! L’astuce consiste à mettre d’ores et déjà les articles que vous convoitez dans votre panier. De plus, voici un lien qui regroupe bon nombre de code qui permettent d’accéder à une réduction supplémentaire, et qui explique également en détails ce qu’on peut trouver sur la plupart des sites mentionnés ci-dessus.

J’entends déjà les mauvaises langues : Oui, mais ça va coûter super cher de tout envoyer en France. A cela je me contenterai de répondre : non ! La plupart des magasins proposent des réductions sur les frais de transport, voire même des taux nuls. Elle n’est pas belle la vie ?

A consommer sans modération !

Jami.

« Non, la weed n’est pas un sport national. »

Prélude : nombreux sont les jeunes aventuriers dans mon genre qui décident de quitter nid douillet et autres amis d’enfance pour se lancer dans une année à l’étranger. Une année qu’on leur a prédit de toute part inoubliable. Erasmus, cette invention que tout bénéficiaire européen bénit chaque jour de son existence comme un cadeau du ciel. Une vraie religion.

Mais je vous arrête tout de suite, si je décide de reprendre la plume dans ce qui fût mon bébé de seconde année de DUT info-com (Oui, WeYoute désormais appelé IUT time, c’est un peu aussi mon bébé) c’est pour abattre clichés et autres pré-requis sur, ce qui pourrait être pour vous aussi un jour, la meilleure année de votre vie.

Je suis depuis 3 mois en DUETI journalisme international & Web 3.0 dans la charmante ville d’Amsterdam. Ça vend du rêve. On est tous d’accord.

On part de paris avec beaucoup d’aprioris et de peurs. Entre excitation et angoisse, on se pose 1 000 000 questions et on saoule tout le monde, oui le monde entier, avec notre départ. Amsterdam a en plus de toutes les autres destinations européennes, une réputation bien à elle. Temple du cannabis, impossible d’y vivre sans humer de son parfum par inadvertance.  Sorti de la gare “Centraaaaaaaal” (ils aiment bien mettre plein de aaaa partout), l’odeur prend au nez. Un pas. Deux pas. 100 mètres. Les murs sont imprégnés de cette odeur au goût de l’interdit. Oui Amsterdam est une ville qui se respire.

On se dit dans un premier temps, c’est quoi cette population de camés. Comment ils tiennent sur leurs vélos, comment ils font pour pas se faire écraser par le tram, comment, comment, comment ? Notre esprit de français nous empêche de comprendre. Nous empêche d’apprécier un pète sans se sentir coupable. Toute la famille restée en France a peur de voir rentrer leur enfant Junky. Tous les amis t’envient. Enfin tout le monde fantasme. Toi tu stresses.

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Au détour des quartiers touristiques on croise les vrais Dutch (NDLR: Entre Erasmus students on appelle les hollandais les Dutch, même entre français. #bilingue ma gueule). Facile de les reconnaître : blonds, grands, un peu beaux gosses, bref, tout droit sorti des magazines Ikea. On se dit que quelque chose cloche. Sympas, agréables et totalement normaux (si être grand et blond fait parti de la normalité) on est pas habitué. On les trouverait même plus accueillants que nos parisiens nationaux. Et c’est en discutant avec eux qu’on apprend qu’ils consomment très peu, et « très mieux ».

Les Dutch sont malins. Ils évitent coffee shops et quartiers du centre. La beuh c’est mieux chez soi. La population n’est pas camée, délabrée et ralentie. L’anarchie ne règne pas dans les rues. Non, la population hollandaise est au contraire bosseuse et super organisée (le froid rend sûrement les populations du nord plus dures à apprivoiser, qui sait). On les laisse juste faire ce qu’ils ont envie, quand ils en ont envie. C’est peut être aussi pourquoi la Hollande est le 3ème pays le plus heureux du monde.

Alors on comprend vite que la légalisation du cannabis en hollande (il y 40 ans maintenant) n’aura jamais tué personne, ni transformé la population en Junky. Tout comme un petit pète de qualité de temps en temps. Même si mémé nous rabâche que ça nous brûle le cerveau. En revanche, un petit pète croisé au pneu issu de notre marché noir national, que notre gouvernement français s’entête à maintenir, lui peu tuer. Mais bon, c’est taboo. Bouh.

On se rend également compte que la beuh ça rapporte. Beaucoup. Ça rapporte au gouvernement. Ça rapporte aux villes. Aux autres commerces. Aux habitants. Et tout ça dans une atmosphère détendue.

Alors on se pose la question: France chérie, pays de notre enfance, arrête d’être bercée de tant d’insouciance. France, tu attends QUOI? 3 mois à Amsterdam et j’ai trouvé, sans même avoir touché à un pète, une solution à la crise.

Moi je dis, merci Erasmus.

Retrouvez mes aventures au quotidien sur iloveerasme.tumblr.com

Camille

Monte le son avec le Kollektiv AGS !

Tu es amoureux de la musique électronique ou au contraire, tu penses la détester ? Le journal t’invite jeudi soir au festival Monte Le Son, où une conférence sur la place de l’éléctro dans la culture et l’Histoire allemande sera tenue par nul autre que notre très cher prof d’allemand, Guillaume Robin ! Et en plus, c’est gratuit !

Membre fondateur du Kollektiv AGS (Amour Gloire et Saucisse), une association qui vous invite à faire la fête au son d’artistes venus d’Outre-Rhin tout en savourant des Bratwurst bien allemandes, Guillaume Robin tiendra le micro pour vous apprendre tout ce que vous devez connaître sur la scène berlinoise, l’impact du Krautrock dans l’ex-RDA ou encore pourquoi les artistes électro n’ont besoin d’aucune Major Label pour se produire.

A travers la découverte de plusieurs morceaux d’artistes divers et underground, vous serez amenés à comprendre comment, grâce à l’Histoire de la musique électronique allemande, on peut connaître l’Histoire culturelle de ce pays depuis 1945. Vous découvrirez en outre pourquoi la culture y a toujours été un instrument de contre-pouvoir et de protestation et ce jusqu’à aujourd’hui, en opposition avec le culte de la pop et de la rock star.

Et si un jour et sur un coup de tête, vous avez-vous aussi lancé à vos potes « Hey, je me ferais bien un petit trip à Berlin pour la tournée des clubs. T’es in ? », le Kollektiv AGS vous expliquera pourquoi vous avez choisi cette destination et non pas Londres ou Barcelone. Mais M. Robin sait faire les choses dans les règles de l’art (les germanistes de l’IUT peuvent le confirmer), et par conséquent, chaque morceau sera mixé live par Rainer T.  Une conférence on ne peut plus interactive. Par ailleurs, une dégustation de Club Mate, LA boisson énergisante des soirées berlinoises vous sera proposée. De quoi vous mettre dans le bain pour la seconde partie de la soirée. A 21h, rendez-vous au Bric à Brac Bar pour un DJ-Set en compagnie de Rainer T. & Struwwelpeter, pour une soirée House et Techno comme il se faut.

Alors on vous donnez rendez-vous le 22 novembre à 19h à la Médiathèque Hélène Berr dans le 12ème arrondissement !

Evénement Facebook : Le Kollektiv AGS monte le son

Van der Youte

“The world is a book, and those who do not travel read only a page.” Saint Augustine

Cette semaine, le journal a eu la chance de s’entretenir avec un étudiant américain, James Bramble. On en a profité pour lui poser quelques questions. C’est  toujours enrichissant de savoir ce que les autres pensent de notre belle capitale et de notre IUT !

Quelles ont été tes premières impressions en arrivant ici ?

Lorsque j’ai posé le pied sur le sol parisien, je me suis retrouvé dans ce qui ressemblait à l’ouverture d’un film. Assis dans le RER, j’admirais le paysage au son de l’accordéon qui jouait dans le wagon. C’était un peu comme le début d’une aventure ! (Rires)

Tu sembles donc avoir une opinion positive de Paris. Qu’aimes-tu le plus ici ?

J’adore cet endroit : ça respire la vie. C’est exactement ainsi que j’imaginais Paris. J’aime tous les détails et la passion qui se dégagent des monuments : chaque esquisse a été pensée avec raffinement.  Et puis, contrairement aux idées reçues, je trouve les parisiens charmants !

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Exemple d’université californienne, ainsi qu’un témoignage de vitraux français.

Mais alors, quels étaient tes sentiments en venant à l’IUT ?

Pour être tout à fait honnête, j’avais l’impression d’entrer dans un lycée. Mais ça n’a, heureusement, pas que des mauvais côtés. On se retrouve plus facilement dans le bâtiment par exemple. Les salles de classe sont plus petites, mais ça semble resserrer les liens. On porte plus d’intérêt aux gens qui nous entourent.

Mais dans quel genre d’établissement es-tu alors ?

Hé bien, pour commencer, les salles sont beaucoup plus grandes dans les universités américaines. Dans la mesure où l’on peut choisir la plupart des matières de notre cursus, l’emploi du temps est adapté à chacun.  Il y a donc rarement des cours où nous sommes avec les mêmes personnes.  Contrairement à ici, nous ne connaissons pas vraiment notre classe. Pour certains, ce n’est pas plus mal que ça. De plus, les universités sont composées de grands jardins où les étudiants font du sport et se prélassent sur l’herbe. Ce concept de open campus me plait beaucoup. Il y a également beaucoup de social clubs qui sont très populaires et où les étudiants sont vivement encouragés à participer.

Le journal remercie James pour le temps qu’il nous a consacré et ces quelques renseignements qui nous ont permis de nous glisser dans la peau d’un étranger durant quelques instants.

A bientôt pour de nouvelles lectures !

Jami.

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