Puisque je vais revenir hebdomadairement ici, autant poser les bails de suite ! Moi c’est Nathan et plutôt que de vous proposer des chroniques basiques, déjà vues, redondantes et franchement relous, je décide d’écrire des papiers un peu décalés sur des gros points culturels de l’actualité.

Aujourd’hui, sensibilité à fleur de peau avec la suite d’un des cartons de l’année 2008, Taken 2 du réalisateur français Olivier Megaton. Allez, autant vous annoncer la couleur jusqu’au bout, Olivier Megaton en a fait des méga-tonnes (rires).

Rappelez-vous « Chérie, des hommes vont entrer dans ta chambre et vont t’enlever ». Ça  c’était il y a 4 ans donc. Entendre papou Liam Neeson vous balancer un programme aussi alléchant en avait fait baver plus d’un. La suite de ce premier volet était un déchaînement de violence sur des Albanais bien déterminés à mettre sur leurs jolis trottoirs la délicieuse Maggie Grace en gentille fille à papa.

Une fois n’est pas coutume, alors que cette même Maggie essaie d’être une fille comme les autres, vivant une vie comme les autres avec un père légèrement cinglé, Taken 2 nous présente encore un…enlèvement ! Mais cette fois-ci, c’est papou Neeson et maman Famke Jansen (si toutes les mères étaient gaulées comme elle… bref vous m’suivez) qui se font enlever par ces mêmes albanais souhaitant venger les morts du premier épisode.

Script en béton armé (rires) et rebondissements à peine prévisibles, Taken 2 surprend par son humour. C’est comme si Liam Neeson et sa gentille petite famille américaine avaient signés pour une parodie du premier épisode ! J’ai décidé de m’attarder, par exemple, l’intérêt sociologique que ce film présente. On a bien compris depuis les années 80 que les américains, même ceux qui vivent dans leur belle maison de Los Angeles, sont de vraies machines à tuer. On a encore mieux compris que depuis le 11 septembre, dès qu’un américain aperçoit un barbu, ça va chier ! Non sérieux les gars, ce traitement post-traumatique post-11 septembre (surtout traité par un français) commence à tomber dans une redondance à la limite du misérabilisme (et tout le monde sait que les américains ne sont pas des mauviettes) et (oui j’adore les parenthèses).

En France, il n’est pas rare d’entendre au détour d’une conversation de dimanche après-midi que votre cousin au 76ème degré a raté pour la 14ème fois son permis de conduire. On trinque à sa santé et on en rigole. Aux Etats-Unis on ne déconne pas avec l’art du créneau. Pour ceux qui ont vu le film, vous avez bien compris que toute l’intrigue part du fait que si Kim (Maggie Grace) n’avait pas raté son permis de conduire pour la seconde fois, la famille Mills ne serait jamais partis à Istanbul et n’aurait jamais eu à faire avec les méchants albanais islamistes !

Comble de l’accomplissement américain en toutes circonstances, la famille Mills s’en sort sans bobos, Kim passe son permis avec une merveille de créneau, surement le plus beau de l’histoire du cinéma d’ailleurs, et papa Neeson accepte même d’enlever le GPS de la culotte de sa fille pour qu’elle puisse fricoter avec le gentil Jamie ! Et là je vous entends déjà « Ah oui non mais il est hors de question qu’il nous spoile la fin des films à chaque chroniques, nom d’une flûte à bec ! ». Je répondrais à ça qu’il faut aller à se plaindre à M. Olivier Megaton qui, en tout bon français faisant un film américain, nous fait comprendre dès les premières minutes du film qu’aucune surprise ne sera acceptée. Malheureusement.

Nathan