Il serait prétentieux de vous faire découvrir l’univers des séries à vous, consommateurs en puissance de ces récits fragmentés, tellement plus simple à ingérer tant ils sont construits de manière à rendre addict le téléspectateur. L’heure est par contre à la découverte d’une série encore anonyme, notamment par son sujet si peu reluisant. Ladies and Gentleman, American Horror Story, source de vos peurs les plus sombres.

Le spitch promo présente cette série américaine comme l’exploitation visuelle de diverses légendes urbaines américaines et autres histoires troubles du continent de l’Oncle Sam. Ainsi, lorsque la première saison débarque il y a un peu plus d’un an sur les chaînes américaines, le succès est au rendez-vous assez directement.

Le casting est de qualité avec notamment l’incroyable Jessica Lange, voisine inquiétante borderline au possible. L’idée ? Une famille au bord de l’implosion après une fausse couche et une infidélité, décide de quitter Boston pour venir s’installer dans une maison à Los Angeles. Sauf que la maison en question possède une histoire bien particulière et chacun de ses habitants y a subit un sort toujours plus sordide. L’idée est lancée, une histoire de maison plus ou moins hantée avec un fond de question existentielle sur l’idée de la famille moderne.

Rien de nouveau en somme sauf que les créateurs de cette série vont briser les chaines, les codes et vos espoirs un à un. L’ambiance est glauque, le générique génial et les rebondissements nombreux et peu prévisibles. Ajoutons à cela une romance impossible entre deux ados tels des Roméo et Juliette modernes d’un romantisme violent et écorché et vous vous retrouver avec la meilleure première saison d’une série dont le format prête peu souvent à l’épouvante.

Devant le succès fulgurant de ce premier essai, les producteurs annoncèrent rapidement une seconde saison, précisant cependant que l’action se déroulerait à une autre époque et n’aurait pas de rapport avec la première saison. Cependant, la majeure partie des acteurs cadres de la première se retrouvent au casting de cette nouvelle intrigue se déroulant à la fin des années 60 dans un asile vraiment pas comme les autres. Cette seconde mi-temps, dont le final fut diffusé ce mardi 23 janvier aux Etats-Unis, offre des intrigues toujours plus poussées et tordues, agrémentées d’une esthétique sublime (si on aime le glauque évidemment).

Amateurs de frissons ? Jetez-vous sur cette série qui reste, pour moi, l’une des meilleures jamais vues.

BOUH !

Nathan