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février 2013

Harlem Shake, la déferlente.

Votre facebook en est envahi. Pour passer à côté de ce nouveau phénomène il faudrait être resté caché dans son abri anti-atomique depuis le 21 décembre derniers à attendre la fin du monde. Oui les amis, il est possible d’aller encore plus loin dans l’absurde que Psy & sa danse du cheval. Maintenant, nous avons le Harlem Shake.

C’est le 2 février 2013 que l’histoire commence. Un japonais répondant au doux surnom de Filthy Frank poste une vidéo sur Youtube . Il voulait simplement s’amuser un peu en imitant plutôt grossièrement une danse typique du quartier de Harlem à New-York. Le net s’enflamme et les vidéos pullulent.

Le concept est simple : 30 secondes de vidéos. D’abord une personne seule danse n’importe comment au milieu d’autres qui continuent leurs activités comme si de rien était, puis, au changement de rythme de la musique, tous se mettent à danser. Les participants sont déguisés de façon ridicule ou sont tout simplement nus. Il n’en fallait pas plus pour créer un véritable phénomène de société.

Celui qui y gagne le plus dans cette histoire c’est Baauer, le DJ qui a composé le fameux Harlem Shake dont les paroles sont extrêmement recherchées : « con los terroristas ». A ceux qui ne comprendraient pas l’espagnol : « avec les terroristes ». Les ventes de son titre sur iTunes se sont envolées dans le courant du mois de février.

22 jours après la publication de la vidéo originale, on en dénombre des milliers dans le monde. Parmi les plus dingues, on compte le Harlem Shake de l’armée norvégienne ou encore un réalisé entièrement sous l’eau. Vous n’êtes pas sans savoir que jeudi dernier, des cartésiens courageux on bravés le froid et se sont réunis au Trocadéro afin de réaliser notre propre Harlem Shake.

Où l’ascension du Harlem Shake va-t-elle s’arrêter ?

Lyly

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Fabulous Viva Friday

Grâce à notre Fabulous BDE nous, Cartésiens, sommes invités à une soirée gratuite au Palais Maillot, nouveau lieu tendance des nuits parisiennes connu pour son décor baroque unique (2 place de la Porte Maillot, 75017 Paris). Pour cela il suffit d’envoyer son nom et son prénom à notre cher Président Rémy (remy@bdefabulous.fr) et de confirmer sa présence sur l’événement Facebook (http://www.facebook.com/events/344210605693913/).

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Côté programmation il y aura Paul SVENSON, les DIRTY FRENCHIES et OLIVIER BENTLEY (Résident Palais maillot). Cela annonce une très bonne soirée pour les amateurs d’électro et pour les autres aussi ! Petit aperçu dans la vidéo ci dessous…

Quelques petites précautions à prendre tout de même:

– l’entrée est gratuite avant 1h00 mais il est préférable de venir dès 23H30 afin d’être certain de pouvoir entrer. Un défilé « très intéressant » est attendu en début de soirée… Les organisateurs n’en dirons pas plus.

– Une tenue très correcte sera exigée pour rentrer.

Quant à vous Messieurs, vous devez obligatoirement être accompagnés (de jolies gazelles) car les groupes de garçons ne seront pas acceptés. Et ne comptez pas vous incruster au dernière moment avec les com’ 😉

– Comme d’habitude, carte d’identité obligatoire (la carte étudiante comme la carte vitale ne font pas office de CNI).

Une fois de plus notre Fabulous IUT va danser tout la nuit…

Al’

Oui, le vélo ça fait mal aux fesses

Je ne serais pas une vraie expat’ à Amsterdam si je ne vous parlais pas de vélo. Même un peu. Encore.

 

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Lorsque l’on pose le pied sur le territoire Hollandais, la première chose que l’on remarque ce sont ses vélos. Non pas pour leurs couleurs atypiques, ni pour leurs accessoires « kitschissimes », mais plutôt pour leur capacité à dominer le paysage ambiant. Oui, Amsterdam est une ville à hauts risques, aussi dangereuse que Rio. Entre le mal de fesses, les embouteillages et les chutes, on apprend à l’aimer. Le vélo.

Le vélo aux Pays-bas c’est tout le temps, et par n’importe quel temps. Jouer au malin (NDLR: ou au français dans d’autres termes) et ne pas se bouger de la piste cyclable au premier retentissement de sonnette, et c’est platrage assuré. On apprend à se méfier, mais jamais assez trop: le vélo à Amsterdam c’est une religion. Tu ne bouges pas, on te tue.

Mais on se dit en tant qu’étudiant Erasmus que le vélo c’est sympa, convivial, développement durable et bobo de merde. “Bref J’A-D-O-R-E”. On achète son premier vélo à 40 euros. On se doute bien que c’est un vélo volé. Mais on fait mine de ne pas savoir. On se fera voler le siens au moins une fois dans l’année de toute façon.

Donc. On se met en mode artiste peintre: bombe, flowers en plastiques, sonnette de Barbie et panier de Wendy, mon vélo est le plus beau de tous, je suis prête à braver les tempêtes.

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Autant le dire tout de suite, le vélo ici c’est pas pour aller chercher le pain frais un dimanche matin ensoleillé. Non. C’est tous les jours, qu’il vente, neige, pleuve, grêle, pour aller au boulot, que le bureau soit à 5 minutes comme à 45. Le Dutch n’a pas peur de la distance. 6km? fastoche. Je te les fais firgers in the noze.

Après 1 chute et 2 allers/retours sous la pluie (sans parapluie, sinon ce n’est pas drôle) on abandonne une première fois et préfère au vélo les transports en commun. Habitude qu’on oublie vite, au regard du prix de ces derniers. On pleure de frustration. La vélo DOIT être ton ami. Pas le choix.

Alors c’est quand on croit avoir bravé le pire que le meilleur arrive. Au moment où on ne s’y attend pas. Normal. Sinon ce n’est pas drôle non plus. Début de soirée arrosée, direction les canaux du centre de la ville pour petite soirée sur péniche. Sounds good. Au beau milieu de nul part, à mi chemin entre le point de départ et le point d’arrivée (soit à 20 minutes de chacun d’eux), l’arrière se fait lourd. Ah? puis un bruit retentit. “Plof”. On serre les dents, puis les fesses. Et oui, “flat tired man”. Il fallait bien que ça arrive un jour, à force de porter la copine qui veut jamais prendre son vélo. La connasse.

On prend 1 taille de jeans, parceque le vélo ça fait les cuisses (et de bons jambonos). On transpire 5 fois plus qu’on avait l’habitude à Paris. On dort comme un bébé le soir, et on finit par abandonner les coiffures “brochinguées”, de toute manière un coup de pédale et c’est crinière de chien mouillé assurée.

Quand l’hiver pointe le bout de son nez, soit dès le mois d’Octobre et ce pour une durée indéterminée (oui c’est le Nord quand même), on voit lentement les canaux geler au rythme de ses mains sur le guidon. On passe de jeunesse-cheveux-au-vent-sourire-aux-lèvres, à Esquimau-emmitouflé-de-la-tête-au-pied qui pleure, car -1C° sur le vélo ça fait chialer. On abandonne le sac Gérard Darel pour opter pour le sac-à-dos Eastpack. Pratique. Doux sentiment de retour au collège. Il ne manquerait plus que les bagues et les boutons d’acné.

Mais bon, ce qui est bien c’est qu’ici, à Amsterdam, ça ne choque personne. Tu pues, tu ressembles à rien (le sac à dos à Paris: NO WAY), tu as les fesses mouillées (bah oui, la cèle quand il pleut elle bien remplie d’eau fraîche), bref t’as pas de style, mais tout le monde s’en fout, c’est normal, c’est le vélo.

Camille.

Retrouvez toutes les actualités sur la vie d’une étudiante Erasmus à Amsterdam ici.

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La Playlist de Borat

Just for you : Playlist #003

1.Pupille & Lek1 – Cyrk

2.Obsolete Music Technology – Since The Accident

3.Nina Kraviz – Lover or go

4.Marcel Dettmann – Reticle

5.Shed – Ithaw

6.Ben Klock – Pulse

7.Catz ‘n Dogz & SLG – Loud Sandra

8.Plastikman – Packard

9.Deepchord – Spirits

10.Theo Parrish – Electric alleycat

A la vôtre !

Borat

La Nouvelle.

Non, il n’avait pas peur. Le sentiment qu’il ressentait à ce moment précis était plus profond … Plus enfoui à l’intérieur de ses entrailles. Il sentait que quelque chose allait se produire. Il rabattit les pans de son manteau d’un geste sec et accéléra le pas. L’ombre derrière lui fit de même. Pas moyen de s’en débarrasser ! Et lorsqu’il avait le malheur de tourner le chef, elle s’évanouissait derrière un arbre, un banc … Mais, il la sentait. Elle était là, tout près, à le suivre, tapie dans l’ombre. Un frisson d’horreur traversa son échine pour remonter au niveau de sa nuque.

ImageIl marchait le long des façades humides, dans ce décor immuable qu’il connaissait si bien.

La lueur qui se dégageait d’une fenêtre le surprit et il s’arrêta pour observer l’intérieur de la maison. Les flammes léchaient avidement le bois entreposé dans une cheminée. Deux enfants ne perdaient pas une miette du spectacle, comme hypnotisés par le numéro de contorsionniste que le feu effectuait.

Daniel avait troqué ses bottes contre des baskets et ses chaussures ne claquaient ainsi pas en s’écrasant sur le sol. Le silence était assourdissant, il s’emparait de la rue déserte, étouffant même la sonorité des gouttes d’eau s’écrasant au sol. Il osait à peine exulter, de peur de briser le calme lugubre de cette nuit d’hiver. Ce silence-là avait quelque chose de sacré, d’inestimable.

Il prit le coin de l’avenue et c’est à ce moment là que ça se produisit. Il est vrai que caractériser l’évènement qui changea sa vie à jamais par un vulgaire « ça » était une étrange figure de style, qui gagnait à être enrichie, mais nous nous en contenterons pour le moment. Pour en revenir au vif du sujet, la présence s’était faite si oppressante qu’il pivota sur lui-même, instinctivement, pour se retrouver nez à nez avec un homme. La quarantaine, sans doute, les cheveux en brosse et cet air patibulaire caractéristique des anciens taulards. Exactement le genre de personne qu’on adore croiser dans une rue déserte, à dix heures du soir !

L’obscurité englobait la plupart des bâtiments que les vieux lampadaires éclairaient timidement. Cependant, il put voir l’objet brillant que l’homme tenait à sa main gauche et son cœur battit frénétiquement à ses tempes. Il mordit ses lèvres si fort que le goût caractéristique du métal se propagea dans sa bouche. Il ne fallait pas perdre ses moyens, pas maintenant. L’individu était là, immobile, le scrutant.

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« Que … Que me voulez-vous ? Je n’ai pas beaucoup d’argent à vous donner, je ne suis qu’un étudiant. »

En guise de réponse, l’homme éclata d’un rire brisant le silence et leva lentement la main. Sans attendre, Daniel lui donna un coup de poing, faisant voltiger l’objet à quelques mètres de là. Action vaine ! Son agresseur, qui avait repris ses esprits, le poussa violemment à terre. Daniel aperçu une barre en fer non loin. Difficilement, utilisant le peu de force qu’il avait tant la peur le tiraillait, il se redressa. Et, avant que l’homme puisse lui sauter dessus, il s’élança vers la barre. L’ustensile possédait un embout pointu, et Daniel s’en réjouit. Il fit volte-face, l’homme était resté à l’endroit où il avait chût, quelques secondes auparavant. Il se dirigeait dangereusement vers son objet brillant. Il ne fallait pas le laisser s’emparer de son poignard ! Notre intrépide héros cavalât vers le mystérieux individu et lui planta le treuil dans l’abdomen.

Avez-vous déjà imaginé quels sentiments on pouvait ressentir en poignardant quelqu’un ? Lorsque vous regardez une série ou jouez à un jeux vidéo, et que des scènes violentes apparaissent, vous êtes-vous déjà arrêtés pour analyser les actions des personnages ?

Et bien, au fur et à mesure que le couteau pénétrait la chair et que le liquide rouge se projetait sur lui, Daniel sentait la vie qui battait dans le corps qu’il transperçait. Une décharge d’adrénaline se propagea en lui, aveuglant ses sens. Il retira rapidement l’objet, et le jeta au loin, horrifié. Et puis, tout se passa au ralenti. Le choc de l’homme contre le sol, la création de la flaque écarlate autour de lui … Tout s’était produit si vite mais à la fois si lentement.

Daniel savait qu’il aurait sûrement dû s’enfuir sans demander son reste. Mais voilà, on ne peut jamais prévoir ce qui va arriver dans les cas extrêmes. Il se dirigea vers le couteau de l’homme, pour ne pas laisser de traces. Mais il n’y avait qu’un gobelet blanc là où l’arme était tombée ainsi que des pièces éparpillées à côté. Il éprouva un extrême dégoût, comme une cascade d’horreur inondant chaque partie de son corps.

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La sueur amoncelée à ses sourcils ruisselait sur ses paupières, les recouvrant d’un voile tiède & dense. Il ne voyait plus rien.

On attache souvent une grande importance à l’apparence, sans chercher à voir plus loin. On considère parfois l’autre comme différent, et on oublie qu’il est un être humain, comme nous.

Jami.

Pourquoi j’aime ne pas aimer Django Unchained

            Cette rentrée 2013 n’offre rien de bien excitant culturellement. Les sorties CD sont pauvres, pour ceux qui ne se touchent pas sur le clash B2O/La Fouine évidemment et… Ouais bon j’ai pas d’autres exemples. Toujours est-il que, et c’est mérité, l’événement de ce début d’année est la sortie de la nouvelle œuvre de Quentin Tarantino, Django Unchained. Le pitch est, somme toute, assez simple. Django, esclave affranchi, rejoint le chasseur de primes Docteur Schultz avec pour but ultime de retrouver sa femme dans une plantation appartenant à Di Caprio. Seulement voilà, avec un projet aussi excitant et ambitieux sur le papier, Quentin ne pouvait pas se rater. Et, dire qu’il s’est raté serait de mauvaise foi mais, laissez moi quand même, vous expliquer pourquoi Django est surcoté. 

 

ImageCasting de rêve, l’incroyable Christoph Waltz retrouve le réalisateur l’ayant révélé quelques années plus tôt en général nazi complétement atteint. Il est accompagné par Jamie Foxx, sur le chemin de la rédemption. Le tout dominé par un magistral et définitivement trop rare en méchant. A cela on ajoute un Samuel L. Jackson d’une impertinence géniale et une Kerry Washington bien transparente face à ce beau monde.

 

Une scène d’ouverture longue et faite de dialogues jouissifs, orchestrée par le maître Waltz et l’on se dit que le massacre ne fait que commencer. Seulement voilà, on y réfléchissant bien, on l’attendait cette scène d’ouverture. Au même titre qu’on attendait le caméo de Tarantino himself ou encore ces débordements de violence caractéristiques au réalisateur américain. Et c’est le reproche que je vais au film. Django Unchained est le best-of de Tarantino. On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait la gloire du fabuleux réalisateur. Vous en faire une liste serait inutile mais je suis sur que vous voyez de quoi je veux parler.

 

Bien sur, se pencher sur les défauts du film serait l’enterré trop facilement. On ne peut pas nier que la fameuse scène du Ku Klux Klan restera culte, au même titre que l’alchimie qui règne entre les membres de ce casting de luxe. Mais le tout est trop lisse.  Pour se recentrer sur les dernières œuvres de Quentin, le traitement historique importait bien moins dans Inglorious Basterds et même si les puristes peuvent hurler au blasphème face à cette fin idéale, Tarantino se sert d’un contexte historique pour offrir une histoire qui ne se réclame réelle pas une seule seconde. Du coup, les personnages sont beaucoup plus grandiloquents et nous offrent de véritables moments d’euphorie. Certes, le contexte historique de Django est beaucoup difficile à traiter selon moi. Pour la majeure partie d’entre nous, il est beaucoup plus facile de voir un nazi se faire scalper plutôt qu’un esclave noir-américain. Et pour l’autre partie, paradoxalement c’est le contraire. Mais avec Tarantino on est du coté des gentils. Car oui, Di Caprio réussit une performance incroyable, c’est méchant d’une trempe universelle. Le hic, c’est qu’on ne s’attache pas à lui une seule seconde. Si Hanz Landa peut se targuer d’être le pire militaire qu’on puisse trouver au cinéma, on éprouvait un plaisir coupable à le voir déambuler parmi les autres Goebbels ou encore Hitler himself. Et là on se dit « Merde, Tarantino nous offre une vision bipolaire de l’histoire : les gentils esclaves versus les méchants propriétaires d’esclaves / les gentils du nord des Etats-Unis versus les arriérés du sud. » Et l’intérêt se perd.

 

Le cinéma de Tarantino a de jouissif qu’il est un exutoire formidable pour nos nerfs. On se plait à voir un haut dignitaire nazi mener en bateau un pauvre français cachant des juifs. On aime sentir la sueur palpable du Boulevard de la Mort. Et malheureusement, dans Django on aime les gentils, et on déteste les méchants.

 

Django Unchained est un excellent film, ne le nions pas. Mais pour un réalisateur de ce type, on attend autre chose que 3 heures de redite, tristement lisse de surcroit.

Nathyoute

 

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