La nouvelle expo que je suis allé voir s’intitule Tatoueurs, Tatoués au Quai Branly. Vous vous douterez donc bien que cette expo parle de bigoudis et de brushing. Dans ce somptueux espace, il faut déambuler au moins un bon moment pour accéder à l’exposition, ce qui permet d’entrevoir les autres lieux d’exposition. Une fois perché en haut du Quai Branly, on y découvre au fur et à mesure l’histoire du tatouage par ordre chronologique. D’abord par des outils archaïques, ensuite par des photos et des morceaux de peaux, on rentre dans un univers étonnant. Lorsque que l’on voit les clichés de Marc Garanger de femmes en Algérie, on comprend l’ambiance qui règne.

En avançant dans le méandre des oeuvres, on croise des gens tous plus tatoués les uns que les autres : presque comme un concours, on se montre ses tatouages comme des trophées. Bien évidemment, le monde des tatouages appelle aussi à la plus grande originalité, certaines photos nous montres des fakirs, des avaleurs d’épées, ou encore des personnes qui sont complètement tatoués.

"Hugo", le Fakir
« Hugo », le Fakir

Tout cela peut effrayer mais c’est un monde très peu connu et souvent dévalorisé. Pourtant dans cette exposition, on y voit de réelles démarches artistiques, on découvre des artistes de tous horizons. Ce qui m’a particulièrement plu concerne le tatouage japonais et la démarche de mémoire pour les anciens : le tatouage est toujours très coloré et représente des éléments qui se rapproche des samouraïs. A force d’avancer et de s’engouffrer, on trouve quelque chose de bien étrange : un bras, une jambe tatoués ! Pas de panique, il s’agit de reproduction et certains artistes ont été invités par le Quai Branly à s’approprier ces morceaux de « toile ».

Un bras plein de svastikas, symbole du bonheur indien.
Un bras plein de svastikas, symbole du bonheur indien.

Pour tout vous dire, j’ai été vraiment conquis par cette expo : la scénographie était au rendez-vous, les explications sont utiles et permettent d’apporter un réel plus, les œuvres sont toutes bien sélectionnées. Que dire de plus à part qu’il faut vraiment y aller, même si on n’a pas énormément d’attrait pour le tatouage. Il faut s’y intéresser pour comprendre la démarche des personnes tatouées, et les accepter dans notre société. Personnellement, ça m’a décidé à me tatouer, mais pas n’importe quoi maintenant !

Lucas


Infos pratiques :

– Mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, ouverture de la billetterie à 9h30 (dimanche à 10h30), fermeture à 18h.

– Jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h, ouverture de la billetterie à 9h30, fermeture à 20h.

– Plateau des collections (incluant les expositions des mezzanines) : tarif plein 9 € / tarif réduit 7 €.

  • – Expositions temporaires de la galerie Jardin : tarif plein 9 € / tarif réduit 7 €.

– Billet jumelé (collections permanentes et expositions temporaires) : tarif plein 11 €/ tarif réduit 9 €.

– Gratuit le premier dimanche du mois.

PS : Vous pouvez aussi vous rendre au mondial du tatouage

à http://www.mondialdutatouage.com