Lors de l’édition 2016 de la Nuit du Numérique,  Gabrielle, Jeanne et Clément, étudiants en Infocom à l’IUT Paris Descartes ont reçu le prix de l’intelligence sociale. Une fierté pour ces premiers années qui ont donné leurs impressions à l’équipe de l’IUT Time. 

La Nuit du Numérique est l’événement qui permet de mettre sur pied un projet entrepreneurial viable avant de le présenter à un jury professionnel. Le tout, en à peine plus d’une journée. Cette session regroupait deux thèmes : l’intelligence artificielle et l’intelligence collective.

remise des prix.jpg
Remise du prix de l’intelligence sociale

Le vendredi 18 novembre, des étudiants dopés à la caféine ont travaillé pendant près de 30 heures de suite à l’occasion de la Nuit du Numérique.

Dès 9 heures, les étudiants se sont regroupés en fonction du projet qu’ils avaient choisi. Dans le cas de nos 3 courageux, le défi était de résoudre une problématique environnementale et sociale.

En finir avec le gaspillage alimentaire

Une réflexion sur la problématique a abouti au projet Antigaspi’. L’application permet aux commerces alimentaires de proposer des lots de produits dont la date de péremption est proche en y appliquant une réduction. Cela permet d’écouler les stocks tout en évitant le gaspillage alimentaire.

Les étudiants, de leur côté, peuvent manifester leur intérêt pour un lot proposé via l’application en y apposant un « + ».

Une fois que le lot a récolté un nombre de « + » suffisant, le paiement est partagé entre les différents utilisateurs intéressés. L’un d’eux aura alors la charge d’aller chercher le lot et de le partager avec les autres. Ainsi, les étudiants sont mis en contact pour éviter des déplacements superflus. C’est aussi une réelle économie  pour les étudiants.

Réaliser un projet en 1ère année universitaire

Jeanne nous explique que la plus grosse partie du travail était la réflexion. Une étape importante durant cette nuit où les cerveaux n’ont pas arrêtés de chauffer.

Il est facile de résumer le concept d’une application en quelques lignes une fois celle-ci conçue. Toutefois, son élaboration peut prendre des mois. Il faut vérifier la faisabilité du concept en fonction des moyens financiers. Aussi, un point important à ne pas négliger c’est de se renseigner sur la législation en vigueur. Enfin, la préoccupation ultime est de surtout savoir si oui ou non il présente un intérêt pour les clients. Pour ce projet, ce sont les étudiants et les commerces qui représentent les clients.

Mais une nuit du numérique ne serait pas géniale sans un stress concernant le projet. L’équipe d’étudiants d’infocom ont dû revoir leur projet après plusieurs heures de travail.

Clément : « Au bout de 10 heures de travail, nous devions passer un entretien intermédiaire. On nous a annoncé que notre projet n’était pas viable et que nous devions tout recommencer ! C’était frustrant. »

groupe-presentation
Le groupe Antigaspi lors de leur présentation

En plus du travail, il leur a fallu composer avec une certaine fatigue. Dur de rester concentré lorsque les heures de réflexion s’accumulent…

Clément : « C’était physique. On n’avait pas de temps de sommeil »

Gabrielle préfère relativiser : « Le rythme du travail garde éveillé. Après, oui, quand tu rentres chez toi, tu es heureux de t’effondrer ! »

 

Une expérience pour apprendre de soi

Malgré la rigueur de l’exercice, tous s’accordent sur un point : c’était une expérience à vivre. Gabrielle nous explique que l’ambiance était super.

Clément : « L’encadrement du staff était génial, on était tous potes, on pouvait voir ce que faisaient les autres groupes… »

La Nuit du Numérique semble créer un véritable sens de solidarité entre ses participants. Chacun est là pour apprendre et se dépasser pendant une nuit acharnée de travail. Ce point de vue est soutenu par Jeanne et Gabrielle. Lorsqu’on les interroge sur ce qui définit l’événement, elles répondent « l’entraide » et « apprendre de soi ».  

Encore félicitations à l’équipe des étudiants d’infocom pour votre prix. Vous avez bien représenté l’IUT Paris Descartes et il est fière de vous !

Le mot de la fin est pour Clément :

« La Nuit du Numérique, c’est abracadabrantesque »

Thomas Dockwiller