Les Jungle Juice sont des soirées organisées par le YoYo, le Night-club du Palais de Tokyo, dans le 16eme arrondissement de Paris. Ces dernières sont particulièrement réputées dans le milieu de la Drum’n’Bass. Je vous en parle en détail. 
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Logo du YOYO, le club du Palais de Tokyo

Ce 19 novembre a été l’occasion pour moi d’assister à ma première jungle avec quelques amis fans du genre. Pour les néophytes, une jungle est une nuit durant laquelle on assiste à des mix de drum’n’bass de différents artistes.

La soirée se déroule dans une ambiance de night-club au milieu d’une foule dont l’esprit s’est manifestement transcendé jusqu’à ne plus appartenir à notre plan d’existence. Bref, que des bonnes choses.

Au milieu des drops et des sets particulièrement violents de Mefjus et Hypoxia, mon œil de geek a été attiré par l’omniprésence de la technologie au sein de l’événement.

Le contrôle des billets 2.0

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Crédit: Mysta

Après avoir passé quelques minutes sur les marches du Palais de Tokyo, histoire de descendre une bière ou deux, nous nous sommes dirigés vers l’entrée.

Evidemment, je n’avais pas pensé à imprimer mon invitation. Je ne l’avais qu’au format PDF sur mon OnePlus 3. Bref, je ne partais pas en confiance et priais tous les dieux imaginables pour que le vigile me laisse passer sans encombre.

A ma grande surprise, absolument personne n’avait d’invitation au format papier. Lors de l’entrée, les seules indications de la sécurité était « Augmentez votre luminosité pour qu’on puisse scanner votre invitation. ». Okay.Cool.

J’ai failli avoir des sueurs froides pour rien. (Oui, il m’en faut peu).

Cela n’a l’air de rien, mais ce n’est absolument pas un système généralisé dans les concerts de Bring me the Horizon et consorts dans lesquels j’ai l’habitude de me rendre.

Les Metalheads seraient-ils moins portés sur la technologie que les fans de Drum’n’Bass ?

Quoi qu’il en soit, c’est un pas de plus vers une société sans document papier, les forêts nous en remercierons.

Dépenser plus, plus vite

J’ai légèrement tréssaillé lorsque la barmaid m’a annoncé que nos 6 shots de vodka coûtaient la bagatelle de 20 euros. J’ai réglé la note via un paiement sans contact, en me mettant une petite gifle mentale pour avoir été si dépensier.

Le paiement sans contact est vraiment un plus dans les commerces français. Il permet d’effectuer des dépenses inférieures à 20 euros sans avoir à rentrer son code, ce qui constitue toujours une manœuvre fastidieuse.
A condition de disposer d’une carte de paiement compatible, vous pouvez dire adieu à la petite monnaie inutile.

La musique du futur, disponible aujourd’hui même

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Crédit: Mysta

Honnêtement, si l’on avait demandé à nos grands-parents d’imaginer la musique du futur étant plus jeunes, ils auraient sûrement pensé à la Drum’n’Bass.

Intégralement réalisée sur ordinateur, sonorités électroniques presque industrielles et refrains entêtants…

L’artiste sur scène n’est pas là pour jouer sa musique comme cela serait le cas dans le cadre d’un concert traditionnel. A la place, il assure les transitions et modifie légèrement les sonorités à la volée, le tout pour permettre à la foule de conserver toute sa fougue.

A mon sens, c’est là le principal changement apporté par la musique électronique en général : on ne joue plus de la musique, on crée de la musique. L’artiste est relégué au second plan, ce qui compte, c’est la beauté de l’œuvre qu’il a créé et non la dextérité de son auteur.

Je suis sincèrement heureux que le monde du spectacle évolue avec son temps. Ce sont ces genres d’innovations qui permettent à une industrie de se bonifier.

Cette première jungle aura été une superbe expérience, je ne peux que vous la conseiller. Vous pouvez vous renseigner sur les prochains événements du YOYO ici.

Au plaisir de vous voir dans un prochain moshpit !

Thomas Dockwiller

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