Recherche

Tag

erasmus

Oui, le vélo ça fait mal aux fesses

Je ne serais pas une vraie expat’ à Amsterdam si je ne vous parlais pas de vélo. Même un peu. Encore.

 

555213_10200300520177265_278942296_n
Lorsque l’on pose le pied sur le territoire Hollandais, la première chose que l’on remarque ce sont ses vélos. Non pas pour leurs couleurs atypiques, ni pour leurs accessoires « kitschissimes », mais plutôt pour leur capacité à dominer le paysage ambiant. Oui, Amsterdam est une ville à hauts risques, aussi dangereuse que Rio. Entre le mal de fesses, les embouteillages et les chutes, on apprend à l’aimer. Le vélo.

Le vélo aux Pays-bas c’est tout le temps, et par n’importe quel temps. Jouer au malin (NDLR: ou au français dans d’autres termes) et ne pas se bouger de la piste cyclable au premier retentissement de sonnette, et c’est platrage assuré. On apprend à se méfier, mais jamais assez trop: le vélo à Amsterdam c’est une religion. Tu ne bouges pas, on te tue.

Mais on se dit en tant qu’étudiant Erasmus que le vélo c’est sympa, convivial, développement durable et bobo de merde. “Bref J’A-D-O-R-E”. On achète son premier vélo à 40 euros. On se doute bien que c’est un vélo volé. Mais on fait mine de ne pas savoir. On se fera voler le siens au moins une fois dans l’année de toute façon.

Donc. On se met en mode artiste peintre: bombe, flowers en plastiques, sonnette de Barbie et panier de Wendy, mon vélo est le plus beau de tous, je suis prête à braver les tempêtes.

330392_4575715672553_1039428921_o
Autant le dire tout de suite, le vélo ici c’est pas pour aller chercher le pain frais un dimanche matin ensoleillé. Non. C’est tous les jours, qu’il vente, neige, pleuve, grêle, pour aller au boulot, que le bureau soit à 5 minutes comme à 45. Le Dutch n’a pas peur de la distance. 6km? fastoche. Je te les fais firgers in the noze.

Après 1 chute et 2 allers/retours sous la pluie (sans parapluie, sinon ce n’est pas drôle) on abandonne une première fois et préfère au vélo les transports en commun. Habitude qu’on oublie vite, au regard du prix de ces derniers. On pleure de frustration. La vélo DOIT être ton ami. Pas le choix.

Alors c’est quand on croit avoir bravé le pire que le meilleur arrive. Au moment où on ne s’y attend pas. Normal. Sinon ce n’est pas drôle non plus. Début de soirée arrosée, direction les canaux du centre de la ville pour petite soirée sur péniche. Sounds good. Au beau milieu de nul part, à mi chemin entre le point de départ et le point d’arrivée (soit à 20 minutes de chacun d’eux), l’arrière se fait lourd. Ah? puis un bruit retentit. “Plof”. On serre les dents, puis les fesses. Et oui, “flat tired man”. Il fallait bien que ça arrive un jour, à force de porter la copine qui veut jamais prendre son vélo. La connasse.

On prend 1 taille de jeans, parceque le vélo ça fait les cuisses (et de bons jambonos). On transpire 5 fois plus qu’on avait l’habitude à Paris. On dort comme un bébé le soir, et on finit par abandonner les coiffures “brochinguées”, de toute manière un coup de pédale et c’est crinière de chien mouillé assurée.

Quand l’hiver pointe le bout de son nez, soit dès le mois d’Octobre et ce pour une durée indéterminée (oui c’est le Nord quand même), on voit lentement les canaux geler au rythme de ses mains sur le guidon. On passe de jeunesse-cheveux-au-vent-sourire-aux-lèvres, à Esquimau-emmitouflé-de-la-tête-au-pied qui pleure, car -1C° sur le vélo ça fait chialer. On abandonne le sac Gérard Darel pour opter pour le sac-à-dos Eastpack. Pratique. Doux sentiment de retour au collège. Il ne manquerait plus que les bagues et les boutons d’acné.

Mais bon, ce qui est bien c’est qu’ici, à Amsterdam, ça ne choque personne. Tu pues, tu ressembles à rien (le sac à dos à Paris: NO WAY), tu as les fesses mouillées (bah oui, la cèle quand il pleut elle bien remplie d’eau fraîche), bref t’as pas de style, mais tout le monde s’en fout, c’est normal, c’est le vélo.

Camille.

Retrouvez toutes les actualités sur la vie d’une étudiante Erasmus à Amsterdam ici.

IMG_0094

Publicités

« Non, la weed n’est pas un sport national. »

Prélude : nombreux sont les jeunes aventuriers dans mon genre qui décident de quitter nid douillet et autres amis d’enfance pour se lancer dans une année à l’étranger. Une année qu’on leur a prédit de toute part inoubliable. Erasmus, cette invention que tout bénéficiaire européen bénit chaque jour de son existence comme un cadeau du ciel. Une vraie religion.

Mais je vous arrête tout de suite, si je décide de reprendre la plume dans ce qui fût mon bébé de seconde année de DUT info-com (Oui, WeYoute désormais appelé IUT time, c’est un peu aussi mon bébé) c’est pour abattre clichés et autres pré-requis sur, ce qui pourrait être pour vous aussi un jour, la meilleure année de votre vie.

Je suis depuis 3 mois en DUETI journalisme international & Web 3.0 dans la charmante ville d’Amsterdam. Ça vend du rêve. On est tous d’accord.

On part de paris avec beaucoup d’aprioris et de peurs. Entre excitation et angoisse, on se pose 1 000 000 questions et on saoule tout le monde, oui le monde entier, avec notre départ. Amsterdam a en plus de toutes les autres destinations européennes, une réputation bien à elle. Temple du cannabis, impossible d’y vivre sans humer de son parfum par inadvertance.  Sorti de la gare “Centraaaaaaaal” (ils aiment bien mettre plein de aaaa partout), l’odeur prend au nez. Un pas. Deux pas. 100 mètres. Les murs sont imprégnés de cette odeur au goût de l’interdit. Oui Amsterdam est une ville qui se respire.

On se dit dans un premier temps, c’est quoi cette population de camés. Comment ils tiennent sur leurs vélos, comment ils font pour pas se faire écraser par le tram, comment, comment, comment ? Notre esprit de français nous empêche de comprendre. Nous empêche d’apprécier un pète sans se sentir coupable. Toute la famille restée en France a peur de voir rentrer leur enfant Junky. Tous les amis t’envient. Enfin tout le monde fantasme. Toi tu stresses.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Au détour des quartiers touristiques on croise les vrais Dutch (NDLR: Entre Erasmus students on appelle les hollandais les Dutch, même entre français. #bilingue ma gueule). Facile de les reconnaître : blonds, grands, un peu beaux gosses, bref, tout droit sorti des magazines Ikea. On se dit que quelque chose cloche. Sympas, agréables et totalement normaux (si être grand et blond fait parti de la normalité) on est pas habitué. On les trouverait même plus accueillants que nos parisiens nationaux. Et c’est en discutant avec eux qu’on apprend qu’ils consomment très peu, et « très mieux ».

Les Dutch sont malins. Ils évitent coffee shops et quartiers du centre. La beuh c’est mieux chez soi. La population n’est pas camée, délabrée et ralentie. L’anarchie ne règne pas dans les rues. Non, la population hollandaise est au contraire bosseuse et super organisée (le froid rend sûrement les populations du nord plus dures à apprivoiser, qui sait). On les laisse juste faire ce qu’ils ont envie, quand ils en ont envie. C’est peut être aussi pourquoi la Hollande est le 3ème pays le plus heureux du monde.

Alors on comprend vite que la légalisation du cannabis en hollande (il y 40 ans maintenant) n’aura jamais tué personne, ni transformé la population en Junky. Tout comme un petit pète de qualité de temps en temps. Même si mémé nous rabâche que ça nous brûle le cerveau. En revanche, un petit pète croisé au pneu issu de notre marché noir national, que notre gouvernement français s’entête à maintenir, lui peu tuer. Mais bon, c’est taboo. Bouh.

On se rend également compte que la beuh ça rapporte. Beaucoup. Ça rapporte au gouvernement. Ça rapporte aux villes. Aux autres commerces. Aux habitants. Et tout ça dans une atmosphère détendue.

Alors on se pose la question: France chérie, pays de notre enfance, arrête d’être bercée de tant d’insouciance. France, tu attends QUOI? 3 mois à Amsterdam et j’ai trouvé, sans même avoir touché à un pète, une solution à la crise.

Moi je dis, merci Erasmus.

Retrouvez mes aventures au quotidien sur iloveerasme.tumblr.com

Camille

Groningen : témoignage d’une Erasmus

Salut à tous,

Je vous l’avais promis dans mon dernier article, voici pour vous l’interview de Marie, ancienne étudiante en PUB à l’IUT Paris Descartes. Marie a passé deux semestre dans le cadre d’Erasmus à Groningen.

« Pourquoi as-tu choisi Hanze University Groningen pour ton échange Erasmus?

Je n’ai pas réellement choisi la Hanze University. En fait c’était le seul échange Erasmus possible vers un pays anglophone après mon DUT. En revanche, j’ai choisi de me présenter aux sélections afin de partir en Erasmus et les Pays-Bas étaient une destination qui m’intéressait particulièrement.

Etais-tu déjà allé aux Pays-Bas?

Non je n’étais jamais allée aux Pays-Bas avant. Cependant, je n’avais eu que des échos positifs concernant cette destination en particulier pour la qualité de l’enseignement et pour la qualité de vie en général.

Quel était ton stéréotype des Hollandais quand tu es arrivée aux Pays-Bas ?

Des gens blonds et de grande taille. Ce stéréotype s’est avéré être vrai d’ailleurs. J’avais aussi cru comprendre que les Hollandais se déplaçaient majoritairement en vélo et qu’ils étaient assez proches de la nature, ces deux faits se sont vérifiés.

Comment les décrirais-tu après avoir habité pendant un an à Groningen ?

Les Hollandais sont pour la plupart assez ouverts d’esprit et en général très accueillant envers les étrangers. Je ne sais pas si cela s’applique à toutes les villes des Pays-Bas, mais à Groningen (ville étudiante et donc multiculturelle) il est très facile de s’intégrer et de trouver sa place.

Les Hollandais sont très différents des Français, en particulier des Parisiens, concernant leur attitude face au stress. Je n’ai jamais ressenti d’empressement chez eux comme c’est souvent le cas à Paris. Ce sont des personnes assez détendues et qui aiment profiter de la vie.

Qu’as-tu le plus apprécié dans ta vie d’étudiante Erasmus ?

Ce que j’ai le plus apprécié était le cadre de vie presque idyllique pour un étudiant. C’est comme si la ville entière nous était dédiée. Il est possible d’étudier à n’importe quel moment grâce aux bibliothèques accessibles tous les jours et tard dans la soirée. On peut faire la fête tous les jours grâce aux nombreux bars dans toute la ville. Le coût de la vie n’est pas excessif pour un étudiant et il est très facile de faire de nouvelles rencontres.

Est ce qu’il y a des choses que tu n’as pas aimé ? Qu’est-ce qui te manque aujourd’hui ?

Une seule chose m’a réellement déplu à Groningen : la météo ! C’est vraiment difficile de s’adapter et de supporter les rafales de vent et la pluie constamment présentes, surtout en vélo. Après presque un an, la diversité des activités qu’offre une capitale comme Paris me manquait également face à une ville de la taille de Groningen.

En ce moment je suis en dépression post-Erasmus : tout me manque, sauf la météo. La vie d’étudiant, les multiples rencontres internationales, la facilité de déplacement, le coût de la vie… toutes ces choses qui rendent la vie à Groningen si agréable me manquent.

Peux tu décrire la vie quotidienne d’un étudiant à Groningen ?

L’ambiance à Groningen est totalement différente de l’ambiance parisienne. On s’y sent incroyablement en sécurité et cela peu importe l’heure du jour ou de la nuit.

On se sent aussi nettement mieux accepté. Les gens ne vous jugent pas sur l’apparence, le style vestimentaire ou la personnalité comme ça peut souvent arriver à Paris.

La ville est toujours en mouvement. Des festivals musicaux y sont organisés, des fêtes foraines, des soirées étudiantes, des événements sportifs… Si l’on préfère être au calme on peut aller se promener dans un parc ou bien prendre un verre dans l’un des nombreux cafés (sympas et pas chers) de la ville.

Dès vos premiers pas à Groningen, vous êtes plongé dans l’atmosphère si particulière de la ville.

Les rues Groningen au crépuscule

En comparaison avec l’IUT ton année Erasmus a t-elle été difficile ?

Globalement, j’ai trouvé que les cours dispensés à la Hanze Université étaient simples. Après deux ans à l’IUT, j’avais acquis une solide base de connaissances en communication que je n’ai pas beaucoup complétée.

En revanche, il y a un côté beaucoup plus universitaire à la Hanze et cela a été un vrai challenge pour moi. On y apprend à effectuer des recherches en se basant sur des techniques très académiques. A l’exception de quelques cours, ce genre de chose ne s’apprend pas à l’IUT.

En conclusion de cette année Erasmus, quels sont les acquis qui vont t’aider dans ta vie professionnelle future ?

Le plus grand bénéfice que m’a apporté cette année en Erasmus est bien entendu une pratique courante de l’anglais. Autant à l’écrit qu’à l’oral, pratiquer cette langue constamment m’a permit d’enrichir mon vocabulaire, d’améliorer ma grammaire et surtout d’acquérir une certaine confiance en moi.

De plus le semestre en évènementiel, qui se veut réellement professionnalisant puisque nous devons travailler en étroite collaboration avec nos clients, m’a permit de justifier d’une réelle expérience.

Et puis travailler dans un contexte international, donc multiculturel, c’est savoir s’adapter à toutes les situations. C’est un atout non négligeable aujourd’hui.

Un conseil pour ceux qui ne savent pas encore quoi faire après l’IUT ?

Je conseille vivement l’échange Erasmus à tous ceux qui en ont la possibilité. C’est une expérience incroyable dont on se souvient toute sa vie. Outre le fait d’être une expérience humaine très enrichissante c’est un atout de taille sur un CV.

En revanche si vous n’êtes pas sûr de la suite de votre parcours je ne vous conseille pas ce type d’échange. Si vos moyens financiers vous le permettent, autant partir par vos propres moyens. On peut toujours poursuivre ses études après une pause d’un an… »

 

Léna

Groningen : la nouvelle sion estudiantine

Salut à tous,

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter mon université aux Pays-Bas mais surtout vous montrer à vous, Parisiens for life, que dans la vie il n’y a pas que le Dupleix et Châtelet les Halles !

La « Hanze University of Applied Sciences » se situe à Groningen, une ville étudiante au nord des Pays-Bas. L’université ressemble beaucoup à l’IUT car elle privilégie la pratique à la théorie. C’est-à-dire qu’on fait beaucoup de projets en équipe et avec de réels clients. Personnellement, je suis étudiante en « International Communication ». On a des cours comme «Communication Theory», «Intercultural sensitivity», «Marketing» et pleins d’autres matières aux intitulés alléchants. Nous étudions aussi la politique, le commerce… L’université offre des cours en « Buisness » « Teaching » ou « Nursering » : en fait on peut trouver des cours pour presque tout, sauf en kissi du Nord. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à visiter le site www.hanze.nl.

Le hall de Hanze University – moderne et lumineux
Photo : http://www.hanze.nl/home/International

Bon certes, la vie à Groningen est un peu (beaucoup) différente du mode de vie du titi parisien. Mais cela ne signifie pas que c’est une ville ennuyeuse ! Atout majeur : on peut circuler en vélo partout, comme ça pas de problème pour retourner à la maison après une soirée. Vous vous voyez vous, rentrer en vélib’ depuis le Dupleix ? Si Groningen est une petite ville de 180 000 habitants, une personne sur quatre est étudiante, soit 45 000 fêtard à  lunette au total !

En quelques sortes, Groningen c’est un peu le paradis des étudiants. Par exemple, on peut sortir toute la semaine jusqu’à 5 heures du matin.

« Et comment je fais pour me payer mes boîtes de conserve Lidl après ? »

Pas de problème pour ça : les tarifs à l’entrée des boîtes sont très bas. Le week-end les rues sont pleines d’étudiants. C’est très vivant et on rencontre toujours quelqu’un qu’on connaît. Alors, qui a dit que les petites villes c’était la mort ? Je vous l’ai dis : Groningen c’est à DES ANNÉES LUMIÈRES de Paris. Les prix ne sont pas comparables. C’est possible de trouver des bars ou il y a des bières et des shots à partir d’un euro.

Les Hollandais sont très acceuillants avec les étudiants étrangers
Photo : Anna Hodgson

« Bar à poivros, très peu pour moi ! »

Rassurez-vous on trouve toutes sortes de bar : les bars typiques, les « dutch bars » et bien sûr les bars électro. Il existe un très grosse scène électronique à Groningen, pas seulement des clubs mais aussi beaucoup d’« underground parties » qui ont lieux au moins une fois par mois. La seule chose un peu difficile à trouver c’est la chambre. Comme il y a beaucoup d’étudiants, il faut commencer ses recherches très tôt. Comptez environ 400 euros.

« Et sinon mis à part la vie façon Dracula, tu proposes quoi ? »

Sympas pour les pique-niques d’été, il y a beaucoup de lacs à 5 minutes à vélo de Groningen. Il y a aussi le parc «Noorderplantsoen» au cœur de la ville.

Le parc Noorderplantsoen

Mais parler de Groningen c’est parler des Pays Bas : Amsterdam (et toute la flore environnante…), la Haye, Rotterdam… Ces villes se situent à 2 heures de train de Groningen. Comptez environ 14 euro l’aller-retour : de quoi « triper » (à bon entendeur) au moins une fois par mois.

Si vous avez des questions sur la vie à Groningen n’hésitez pas à me contacter moi (LenaHering@gmx.de) ou Dorothea (d.pfannkuch@st.hanze.nl) aussi étudiante Erasmus à l’université de Groningen. Pour les sceptiques je publierai prochainement l’interview de Marie, ancienne étudiante à l’IUT Paris Descartes, qui a passée 2 semestres à Groningen dans le cadre d’Erasmus.

Léna

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑