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On a voyagé avec Louis Vuitton

Mercredi 17 février, 14h30, il reste plus que quelques jours avant que l’exposition Louis Vuitton ne plie ses malles bagages. Ça y est, c’est notre tour, on embarque pour un périple au coeur de l’univers du luxe à la française. Oui, l’exposition est un véritable voyage et c’est d’ailleurs le thème annoncé dès l’entrée : “Volez, Voguez, Voyagez” Lire la suite

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Retrospective de Roy Lichtenstein à Beaubourg

Ça y est, c’est enfin les vacances. Alors, entre deux grasses matinées, je vous propose d’aller voir l’exposition de Roy Lichtenstein au Centre Pompidou.

Si ce nom compliqué ne vous dit rien, vous avez sûrement déjà dû croiser un de ses portraits grand format, sortes d’images de bandes dessinées, aux couleurs criardes représentant des figures féminines glamours (ou alors ne serait-ce qu’en regardant le générique de Desperate Housewives ou les Z’Amours…).

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Roy Lichtenstein
est une figure majeure du mouvement pop art américain, même s’il est moins connu qu’un certain Andy Warhol. Son style est unique en son genre, ce qui fait qu’on reconnaît immédiatement ses œuvres lorsqu’on en croise une.

La visite est très complète, plus d’une centaine d’œuvres majeures, des peintures mais aussi sculptures et estampes. Elle se compose de dix salles, organisées de façon chronologique et thématique ce qui permet de bien identifier les différentes périodes de sa vie et ses nombreuses démarches artistiques.

On retrouve principalement le thème de la consommation de masse, avec la publicité, des stéréotypes de la culture américaine mais aussi des reproductions d’œuvres de Picasso ou Cézanne et des séries semblables à celles de Monet, à qui il ose visiblement se comparer.

Selon le thème de la salle, les explications données sur les œuvres sont plus ou moins compréhensibles par le grand public et peuvent parfois paraître légèrement intellos ou trop philosophiques.

Pas la peine d’être un connaisseur pour apprécier cette visite accessible à tous. Les peintures sont colorées, agréables à regarder et encore loin de l’art contemporain qui se développe peu après le pop art. Vous ne vous retrouverez pas face à un tableau avec une tache rouge au milieu. Mais si cette forme d’art vous motive, le billet pour l’exposition vous permet d’accéder à la collection permanente du musée.

J’espère vous avoir convaincu d’y aller car en plus de vous cultiver, cela sera une bonne occasion de pouvoir briller lors de votre prochain repas de famille. Et puis pour la vue de Paris du dernier étage, ça vaut le coup !

Attention, l’exposition se termine le 4 novembre 2013 alors ne perdez pas de temps !

Plus d’informations ICI

Alexia

Hello™ à la Gaîté Lyrique

Vendredi, La Youte s’est rendue au sein de l’ancien Théâtre de la Gaîté pour la nouvelle exposition du collectif d’artistes français H5. L’expo, baptisée Hello ™ tourne autour d’un sujet : celui de la marque.

Et quoi de mieux pour interroger le spectateur sur l’idée de marque que de mettre en scène l’une d’entre elle ?

C’est ce qu’à fait H5 : avec Hello, on assiste à la création et à la genèse d’une marque, et ce de A à Z. Son logo, ses valeurs, son histoire, tout y est. Les dates clé comme la mort du fondateur de la marque, Harvey Halloway, les événements importants comme la rencontre entre Bartholdi (sculpteur de la Statue de la Liberté) avec l’un des dirigeants ou encore la nomination au poste de ministre de l’Industrie américaine d’un des Halloway par John F. Kennedy ; son Brand Book, document interne qui explique la vision globale de l’entreprise défile sous forme d’un power point divulgué aux spectateurs ; des affiches historiques comme celle invitant les téléspectateurs à assister en direct aux premiers pas de l’Homme sur la Lune sont exposées, et l’heureux visiteur peut même assister à un film réalisé par la marque, avant de jouer à un jeu-vidéo où il incarne un aigle, symbole et logo d’Hello.

Quoi de plus sympathique pour découvrir une marque ?

Sauf que celle-ci n’existe pas. Hello est une invention pure et simple, et c’est cela même que l’on trouve génial. Même averti avant l’exposition qu’Hello n’existe pas en dehors de notre imagination, on en vient à douter. Je me suis parfois surpris à démêler le vrai du faux, à chercher les références, les retouches dans les photos « historiques » qui nous sont montrées. Tout le travail réalisé par H5 est extrêmement crédible. Seuls les produits ou services de la marque demeurent obscurs. On comprend vaguement qu’Hello est l’une de ces entreprises mécènes qui investissent dans le futur (terme qui figure dans son slogan) par le biais d’infrastructures (le canal de Panama), à travers l’Art, la science (via la recherche génétique) ou qui, dans sa vision humaniste, tente d’apporter une solution au problème de la faim. Une entreprise comme on aimerait en voir plus en somme.

Pourtant, bien que chaque citoyen qui vit (sommeille ?) en nous ne peut que tirer son chapeau à la connaissance de telles actions, la visite prend parfois une tournure oppressante, presque effrayante. Certes ce petit aigle est bien sympathique, avec ses plumes jaunes et bleues (des couleurs rassurantes) mais son regard nous transperce parfois, et on se retrouve à repenser à 1984 et au Meilleur des Mondes. En entrant dans la salle où sont exposés les 880 portraits des membres de la communauté Hello par exemple : sur les murs figurent en effet 880 photos d’œufs tous identiques, chacun ayant pourtant son identité propre.

Hello est omniprésente.

Big Brother plus mignon que l’orginal, Hello n’en est pas moins puissante : on ne peut lui échapper, car elle est partout. Science, art, urbanisme, loisirs… Cette présence s’opère jusque dans la bande son originale, crée spécialement pour la fausse marque par le vrai Alex Gopher. Les cinéphiles pourront d’ailleurs retrouver des similitudes avec la BO du mythique Blade Runner et un parallèle peut être établi entre Hello et la Tyrell Corporation.

Au final, l’expo se révèle très intéressante et rempli parfaitement son rôle d’incitation à la réflexion. Je recommande chaudement !

Les – (parce qu’il en faut) :

On reste sur sa faim, le parcours étant assez rapide. La scénographie (parfois excellente), laisse souvent à désirer. Et surtout la signalisation, due au lieu surement : j’ai raté deux salles (et je ne suis pas le seul), qui avaient pourtant tout pour me plaire ! Une grosse déception de découvrir cela après coup !

Les + :

Les détails mêlant fiction et réalité : il y en a énormément, c’est recherché, parfaitement crédible, au poil. L’exposition est vivante, moderne et nous fait réagir : ça cogite encore à la sortie. Le lieu est agréable, le prix plus qu’abordable (5€ pour les moins de 26 ans, 7€ pour les autres). Plusieurs événements (concerts, nuit de la fin du monde le 21 décembre) et ateliers sont organisés.

Le « c’est bien mais ce serait mieux si » :

L’expo continue en dehors de la Gaîté Lyrique sur les réseaux sociaux et dans la rue sous forme de marketing sauvage, mais on aurait aimé la ressentir encore plus à l’extérieur !

Vous avez jusqu’au 30 décembre pour y mettre les pieds !

http://www.gaite-lyrique.net/hello

Van Der Youte. 

« Une bonne terreur, de temps en temps, vous remet les idées en perspective. » Elisabeth Vonarburg

Vous fantasmez sur les vampires depuis Twilight ? La vue d’un fantôme qui lévite vous enchante ? Vous rêvez de voir une petite fille supplier Tobby d’arrêter d’être méchant ? Le manoir de Paris est fait pour vous ! L’idée est unique en son genre et ainsi très attractive : un parcours à la fois ludique et effrayant qui narre 17 légendes parisiennes. Les critiques et le site semblaient plus que prometteurs, alors le journal s’est jeté à l’eau et a déboursé 18 euros pour s’y rendre.

L’horloge affiche 21 heures, le thermomètre, 6 degrés. La pluie a recouvert les passants de son lourd manteau lugubre et mes doigts sont sur le point de tomber tant j’ai froid : cela fait près de deux heures que je patiente. A la base, je trouvais déjà que payer pour avoir peur était un concept étrange, mais au fur et à mesure que l’aiguille tourne, je trouve ça tout à fait ridicule. Et cela malgré le fait que deux/trois monstres égayent notre attente.

Arrivés à l’intérieur du bâtiment, la queue ne faiblit que peu, et il faut patienter à nouveau une trentaine de minutes pour pouvoir accéder au début de la visite. Après un retentissant viande fraiche ! de la part du monstre de l’entrée, c’est en compagnie d’un groupe d’une dizaine de personnes que nous pénétrons dans l’antre.

Sombres et exiguës, les couloirs ne présagent rien de bon, et les décors funestes qui courent le long des murs arrachent des frissons dorsaux. C’est avec beaucoup d’appréhension que les premiers de la file avancent, à tâtons. Une farandole de cri accueille le premier monstre, qui surgit comme on pouvait s’y attendre. On se trouve immédiatement immergé dans le monde d’Halloween grâce au superbe jeu des acteurs, ainsi qu’aux habiles inventions des réalisateurs. Le parcours est divers et les obstacles sont souvent inattendus. 20 minutes d’adrénaline (et non 45 comme spécifiées sur le site), du moins pour ceux qui se trouvent devant.

Ah oui, parce que, si vous avez la chance de vous trouver parmi les derniers du groupe comme moi, vous ne risquez pas d’avoir la frousse étant donné que vous aurez tout le temps d’entendre les cris des autres avant de pouvoir être surpris.

Les PLUS : Idée intéressante, acteurs doués, réelle mise en scène.

Les MOINS : Prix élevé, temps d’attente long, effluves nauséabondes s’échappant de certains acteurs.

Pour que la rédaction y retourne, il faudrait améliorer certaines choses, et voici, selon nous, quelques points clés : tout d’abord, il faudrait limiter les places pour pouvoir profiter pleinement de la visite, sans attendre pendant des heures ou se presser pour que le groupe derrière ne nous rattrape pas. Ensuite, il aurait fallu jouer davantage sur les odeurs, les sons et le côté musée. Il est assez ardu de comprendre de quelle légende on parle parfois, alors que cela aurait pu être une expérience très enrichissante.

En conclusion, le manoir de Paris : oui ! Et cela malgré les quelques désagréments évoqués ci-dessus, et parce que cette promenade de santé en vaut tout de même le coup.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Jami.

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